D'où viens-tu, Gérard, et que fais-tu actuellement ?
Je suis ¹ó°ù²¹²Ôç²¹¾±²õ, mais j'ai passé mon enfance et mon adolescence en Afrique car mon père y travaillait. Puis, de retour en France, j'ai habité surtout en Ile de France.

Expatrié français, Gérard a beaucoup voyagé pendant une grande partie de sa vie, principalement en Afrique. Après avoir débuté sa retraite en Ile de France, il s'est finalement installé dans la province de Petchaburi, en Thaïlande, il y a 5 ans et demi.
Je suis ¹ó°ù²¹²Ôç²¹¾±²õ, mais j'ai passé mon enfance et mon adolescence en Afrique car mon père y travaillait. Puis, de retour en France, j'ai habité surtout en Ile de France.
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Après avoir pas mal voyagé, je suis tombé amoureux du pays au bout de 2 jours. J'ai eu le même sentiment pendant des dizaines d'années.
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Ce qui m'a attiré, ce sont surtout la mer et les longues plages de la province de Petchaburi ou se trouve Cha-am.

Très facilement. En allant faire des photocopies, j'ai demandé à la personne qui gérait le magasin si elle connaissait une maison à louer. Elle m'a dit que justement sa mère était en train de rénover une maison pour la louer. J'ai été voir le lendemain. J'ai aimé la maison et j'y suis toujours.
5 ans et demi.
Il faut disposer de suffisamment d'argent pour répondre aux critères du visa O-A. Contrairement à la croyance, on ne prolonge ou renouvelle pas son visa (que l'on n'a qu'une fois) mais on étend son autorisation de séjour. Il faut aussi passer une visite médicale pour prouver qu'on ne souffre d'aucune maladie contagieuse, disposer d'un casier judiciaire vierge, d'un passeport valable encore 6 mois après le séjour, avoir plus de 50 ans et prouver qu'on a une somme de 800 000 bahts, soit l'équivalent de 22 000 euros sur un compte en banque, ou une pension annuelle.
Je connais la Thaïlande depuis 40 ans. Je parle et lis le Thaï. Je savais donc comment m'y comporter et ce qui m'y attendait.
Rien de particulier. C'est un lieu de villégiature pour les habitants de Bangkok. Ils sont détendus, heureux et c'est agréable de vivre dans un endroit où les gens sont en vacances.

Il y a ce qu'on appelle des « town houses », comme ma maison, de deux étages avec tout le confort possible. Il y a aussi des villas, condos (condominiums), appartements en copropriété, avec piscine, gardiens, entre autres.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils aiment le « sanouk », c'est-à -dire, ce qui est agréable. Ils aiment être en groupe, boire (l'alcoolisme est très répandu, y compris chez les femmes). D'une manière générale, ils semblent heureux et évitent ce qui peut amener à un conflit. Ils n'aiment pas trop penser, mais il y deux côtés ici : celui que l'on voit et celui qui est caché. Les faits divers sordides et innombrables le montrent bien. Il y a beaucoup de drames familiaux, de femmes abandonnées par un mari qui va voir ailleurs...
Que les femmes asiatiques sont soumises et au service de l'homme. Toutes les femmes que je connais ou que j'ai connues ici ont beaucoup de caractère. Elles ne se laissent pas faire et les hommes n'ont pas toujours le dessus.
Je suis en vacances à longueur d'année. Je me maintiens en forme, je pratique trois langues pour garder un bon esprit, je lis beaucoup, j'ai quelques amis pour discuter. La retraite heureuse, quoi !

A Hua hin qui est juste à côté, on trouve tout ce qu'on veut. Hua hin est réputé pour avoir de très beaux parcours de golf. On a toutes sortes d'activités ici pour ceux qui veulent. Personnellement, je fais du vélo, le jogging, la marche sur la plage ou dans un parc...
La présence de la plage, longue de 10 km à marée basse, l'amabilité et le sourire des Thaïlandais et, comme partout en Thaïlande, il y a beaucoup de jolies femmes pour le plaisir des yeux.
Le fromage et les sentiers de randonnée, avec les cartes pour se diriger. La Thaïlande est mal pourvue en cette matière.
Un séjour, il y a longtemps, dans une maison-radeau sur la rivière Kwai, avec une famille du coin. A l'époque, il n'y avait que la rivière pour se déplacer. C'était vraiment une ambiance de bout du monde. On en a profité pour faire une incursion en Birmanie, à pied en passant la frontière illégalement. J'ai demandé au guide birman « Qu'est-ce qu'on fait si on rencontre un tigre ? ». Il m'a répondu, sans rire, « On court et on grimpe dans un arbre ! ». Il avait quand même un fusil avec lui. On ne sait jamais !

C'est beaucoup moins cher, surtout en termes de logement et de nourriture. Si on veut manger et vivre comme un occidental, là c'est une autre paire de manche. C'est cher ! Encore une fois, ça dépend du genre de vie qu'on mène. Si on consomme des boissons alcoolisées et on fait des sorties nocturnes, c'est dur à suivre. Il y a tous les prix en Thaïlande.
Premièrement, parlez anglais. En Thaïlande, on apprend l'humilité. La langue française est inexistante. Il y a des francophones qui ne fréquentent que les autres francophones. Excusez-moi, mais choisir de s'expatrier en Thaïlande pour n'être qu'avec des francophones, autant rester au pays ! Ensuite, évitez de vous faire remarquer en public par votre comportement. On a quand même une image de notre pays à montrer. Bien des touristes ont un comportement honteux. Les Thaïlandais n'ont jamais été colonisés et ils en sont fiers. Il ne faut donc pas venir avec le sentiment que l'on est meilleurs qu'eux. Enfin, il faut respecter la loi en ce qui concerne les passeports, visas, « overstay », trafics, entre autres. Les prisons, paraît-il, ne sont pas accueillantes.
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Je ne me vois pas habiter ailleurs qu'en Thaïlande. J'ai prévu, avec ma compagne, de m'installer dans notre maison à la campagne. Là -bas, il n'y a pas de tourisme. Il y a intérêt à lire et parler le Thaïlandais. C'est la Thaïlande profonde et c'est celle que j'aime.




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