Diversité en Nouvelle Calédonie
Le peuple calédonien actuel est issu d'une 徱é unique du fait d'une histoire bien spécifique. La population autochtone kanak, la colonisation, la main-d'œuvre étrangère et les vagues migratoires depuis la fin des années 1800 ont mené le territoire à un profond métissage de sa société.
Ce métissage aboutit de nos jours à rencontrer une multitude d'aspects de la culture calédonienne. Par exemple, vous aurez la chance de voir la coutume et la médecine kanak, les parures et la danse tahitiennes, la cuisine vietnamienne, les coutumes walisiennes, la religion et les rites ԻDzés, la langue créole, et la littérature et architecture franco-ܰDZéԲԱs.
Histoire et mixité de population calédonienne
D'après une étude réalisée en 2019, plus de 20 % des personnes résidant sur le territoire sont nées en dehors du territoire notamment sur le Grand Nouméa (périphérie de Nouméa).
Parmi cette population, on retrouve des personnes venues de France (Métropole) qui ont souhaité changer de vie ou qui sont venues pour le travail. Il y a également les populations du pacifique comme les Wallisiens et Futuniens qui représentent 8,3 % de la population.
Par ailleurs, la communauté asiatique s'est formée avec les descendants des travailleurs venus travailler dans les plantations ou dans les mines à la fin du XIXe siècle.
Aujourd'hui, la population de dzܱ-䲹éDzԾ est répartie de la manière suivante:
- plus de 40 % d'origine kanak ;
- 25 % d'origine ܰDZéԲԱ ;
- 8 % de wallisienne et futunienne ;
- 8 % rassemble Tahitiens, ԻDzéԲ, Ni-Vanuatu, Vietnamiens, etc. ;
- le reste se considère comme 䲹éDzԾ sans communauté d'appartenance.
Diversité linguistique et culturelle
La dzܱ-䲹éDzԾ est un territoire connu pour sa grande 徱é et sa complexité linguistique. Les langues kanak reconnaissent 40 langues et dialectes répartis de la manière suivante :
- 28 langues ;
- 11 dialectes ;
- un créole (le tayo de Saint-Louis).
La langue officielle est le ڰç. Les langues kanak sont principalement découpées par zone géographique : langues du sud, langues de la province nord et langues des îles Loyauté.
Selon une volonté politique et sociale, une discipline scolaire autour de la culture kanak a été créée récemment qui est maintenant devenue obligatoire.
La préservation de la culture kanak est donc importante car elle se trouve menacée à certains égards par le processus de mondialisation. C'est également en quelque sorte une façon d'oublier le passé colonial de l'île. Ainsi, l'école contribue à cela, quelles que soient les origines des élèves. Il y a un patrimoine commun à tous les 䲹éDzԾs.
Diversité religieuse
La population calédonienne se divise en 60 % de catholiques, en 30 % de protestants, en 3 % de musulmans ܾ minoritaires évangélistes, adventistes, baptistes, Գٱôپٱ et témoins de Jéhovah.
Il faut aussi noter que les pratiques religieuses entre les Kanaks et entre les Européens sont différentes. Il est très courant en dzܱ-䲹éDzԾ que la population lie religions « classiques » à des croyances ancestrales.
Dans la culture kanak, il faut savoir qu' il y a un fort respect pour les croyances ancestrales. Par exemple, les totems et certains tabous jouent un rôle important dans le quotidien des populations locales.
Diversité culinaire
La cuisine calédonienne comme sa culture est un « melting pot ». Elle mélange la cuisine traditionnelle mélanésienne qui se base sur le four kanak, feu à pierres chaudes où se cuit à l'étouffé le bougna. Les plats mélanésien et polynésien ont en commun l'utilisation du lait de coco pour lier les plats.
La cuisine est-asiatique s'est, elle, propagée à travers les décennies apportant les plats typiques ԻDzés et aussi du Vietnam, comme le Bun Bo.
L'influence ڰçe est également présente apportant les ingrédients et plats de base de la culture culinaire ڰçe tels que le pain, les viennoiseries, les plats en sauce, la charcuterie et les plats à base de fromage.
Le ôé est aussi marqué par l'utilisation d'épices variées, la recherche des saveurs aigres-douces, le mode de cuisson et la présence du riz comme aliment de base.
Ces différentes influences se sont ancrées dans le paysage culinaire et ont mis certains plats calédoniens phares : salade tahitienne, ԻDzé, et porc au sucre vietnamiens, civets, filets ou saucissons de cerfs inspirés de recettes régionales ڰçes, curry et achards.
Diversité musicale
Au niveau musical, la 徱é culturelle calédonienne se traduit par différents courants musicaux qui se mêlent avec les influences de la variété internationale.
Issu de la culture kanak, le Kaneka est né au milieu des , lors des événements politiques qui ont secoué l'île. Il prend racine dans le Pilou, rythme traditionnel utilisé lors des cérémonies tribales kanakes.
La population issue de l'ouest de l'île, appelée les caldoches, se tourne plutôt vers un style musical country emprunté aux cow-boys de l'ouest américain.
Les musiques traditionnelles sont également bien représentées, qu'elles soient tahitiennes, antillaises et mêmes latines. La Tamure tahitienne est, par exemple, une danse qui est devenue populaire sur le Caillou ; les (zouk, merengue, bachata), et plus généralement d'Amérique latine (essentiellement la ).
Par ailleurs, des influences reggae, blues ou rock sont assez présentes sur le territoire avec l'influence du mouvement rastafari, de la musique afro-américaine et aussi de grands groupes internationaux.
Diversité étographique
Dans le domaine du , la dzܱ-䲹éDzԾ a récemment développé des dzܰٲ-éٰ, des documentaires et des films amateurs.Depuis 1999, le de é est organisé à La Foa et le festival international du é des peuples (signifiant « L'Homme de l'ombre » en ). Ils sont la preuve du développement étographique récent du Caillou.
Diversité architecturale
L'architecture en dzܱ-䲹éDzԾ est un mélange entre l'architecture contemporaine, l'architecture kanak caractérisée par les cases et les maisons coloniales.
La case Kanak est un lieu central de la culture autochtone ; elle sert à la fois de lieu de cérémonie comme de lieu de paroles.
La colonisation à partir du milieu du XIXe siècle a permis le développement d'un style architectural résidentiel dit « maisons coloniales » qui se trouve aussi dans d'autres anciennes colonies ڰçes (Réunion, Antilles, Polynésie ڰçe, Indochine). Bien qu'elles se trouvent dans des états variables, elles démontrent généralement un certain charme et un élément identitaire important pour les populations locales, notamment d'origine ܰDZéԲԱ ou caldoche, qui poussent pour leur préservation.
Bio徱é
La dzܱ-䲹éDzԾ dispose d'une ǻ徱é d'une grande richesse et d'originalité. Ainsi, le taux d'endémie végétale est le troisième plus élevé au monde (80 %) :
- plantes : cinq familles, 107 genres et 3380 espèces endémiques ;
- reptiles (geckos et scinques) : 24 genres, 112 espèces dont 106 endémiques (95 %) ;
- oiseaux : une famille, trois genres, 23 espèces endémiques (liste des oiseaux calédoniens) dont le cagou, emblème du Territoire ;
- ܲٲé d'eau douce : quatorze espèces endémiques ;
- ܲٲé : citons juste la popinée, parente des cigales de mer (voir photo ci-dessous) ;
- éԴǻ : 213 espèces (oursins, étoiles de mer, holothuries, ophiures, comatules) ;
- poissons d'eau douce : onze espèces endémiques ;
- è : six espèces endémiques de chauve-souris ;
- insectes : environ 4000 espèces endémiques répertoriées sur un total estimé de 8 à 20 000 (voir notamment la liste des rhopalocères de dzܱ-䲹éDzԾ) ;
- autres invertébrés terrestres : environ 4500 espèces inventoriées sur un total estimé supérieur à 15 000, avec un taux d'endémicité de 90 % à 100 % ;
- faune et flore récifales et marines. Le bilan des connaissances sur la ǻ徱é marine en dzܱ-䲹éDzԾ fait état d'environ 20 000 espèces (IRD), (dont 5 % endémiques), avec bon nombre de « fossiles vivants et formes archaïques » (nautile, limule, etc.), mais de nombreux secteurs demeurent encore inexplorés, ce qui laisse à penser que la ǻ徱é est bien plus élevée encore.
La situation géographique du territoire lui octroie un immense territoire marin. À noter que la dzܱ-䲹éDzԾ détient le lagon fermé le plus grand du monde inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.





