D'où viens-tu, Marcel, et que fais-tu actuellement ?
Je suis pied noir. Après de nombreuses épopées, j'ai atterri à Cuba car un TO m'avait proposé de le représenter ici.

Marcel vient de France. Après avoir passé plusieurs années en Algérie pendant la guerre, il s'est installé à Cuba où il vit depuis plus d'une vingtaine d'années.
Je suis pied noir. Après de nombreuses épopées, j'ai atterri à Cuba car un TO m'avait proposé de le représenter ici.
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D'abord, c'est en raison de l' opportunité de travail qui s'était présentée. Ensuite, pour le soleil et la mer me rappelant l'Algérie. Et enfin, à l' époque les filles étaient belles, ce qui n' est presque plus le cas maintenant. Les plus belles se sont mariées avec des étrangers, comme cela a été dans mon cas.
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J'ai tout simplement loué un appartement. Quelques années plus tard, j'ai acheté une maison. Sur le plan professionnel, cela s'est bien passé car j'étais sans cesse en contact avec des compatriotes français et la découverte du pays me plaisait beaucoup. Comme je suis quelqu'un qui s'adapte facilement, je me suis habitué à la forme de vie cubaine qui, avouons le, n'est pas du tout facile.

Je suis à Cuba depuis plus de 20 ans.
Il fallait être résident permanent et, pour cela, être marié à une Cubaine. C'est ce que j'ai fait. Hélas ! Cela a mal tourné après que je sois sorti des difficultés relatives à ma femme et à la famille. Si vous optez pour la résidence temporaire, il faut que votre employeur vous fasse un contrat.
Non, aucune mais l'enquête sur le demandeur est très pointue. On doit avoir un passé exemplaire, sinon la demande de résidence est rejetée. Cette enquête a duré plus d'un an dans mon cas.
Vraiment aucune pour un pied noir ayant de plus fait durant trois ans la guerre d'Algérie.
L'état de l'île, les restrictions et les Cubains qui sont prêts à tout, soit pour quitter le pays ou pour y vivre.
Il n'y a vraiment aucune difficulté de ce côté là .

La majorité des Cubains ont une vie difficile par manque de moyens. Ceux qui ont de l'argent, et il y en a, vivent bien mieux que moi. Je vous laisse le soin de trouver lesquels.
La sincérité, pour la majorité des Cubains.
Quand j'étais en activité, c'était super. De nos jours, c'est une vraie galère.
A mon âge, ce sont surtout de petites sorties. De temps en temps, je reçois des compatriotes chez moi. Je leur fait découvrir le pays et leur fait quelques bonnes langoustes, le tout à des prix très abordables. Pour les jeunes, il y a la mer, les activités nautiques, les boites de nuit, entre autres.
A présent, c'est quand je reçoit la visite d'un compatriote.
De pouvoir recevoir les chaines françaises, ainsi que les huitres, que j'adore.

La visite du pape Jean Paul 2. J'avais eu 5 journalistes comme clients. Je suis resté ami avec l'un d'eux. C'est un ancien de Radio Montecarlo.
C'est assez élevé en raison de la rareté des produits. Il ne faut pas être un fin gourmet ici.
Pour l'instant, je ne vois aucun changement réellement notable. Ce qui me chagrine le plus ici, c'est le prix des voitures. Par exemple, une voiture d' occasion qui se vend 1 000 euros, et il y en a à la pelle en France, se vend ici à une moyenne variant de 15 000 à 20 000 CUC ou euros car le taux de change est très proche.
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Les conseilleurs n'étant pas les payeurs, je dirai « faites selon votre intuition ». Il n' y a pas de remède miracle. Personnellement, malgré mes déboires, je n'hésiterai pas si c'était à refaire.
Merci pour cet interview , je connais un peu le pais depuis deux ans à cause de mon fiancé Cubain.




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