Bonsoir,
Plus qu'une question seulement de motivation, ce sont des données utiles, dont on n'a pas toujours idée à l'extérieur...

Ne serait-ce que la prise en compte de la réelle dimension insulaire, dans les modes de fonctionnement et d'autoprotection (que quelque se comprend).
(Un peu en vrac / non exhaustif) Les secteurs qui recrutent (des "étrangers" s'entend

) me semblent être:
- Ce qui est commercial (re±è°ùé²õ±ð²Ô³Ù²¹³Ù¾±´Ç²Ô [conditions pas faciles], vente [et encore], encadrement grandes surfaces [quoique là aussi, cela a changé]
- L'administratif, le comptable ou financier (sociétés), la gestion, et de manière général ce qui y requiert compétences et précision, (les "métros" ont une réputation de rigueur dans le travail: un avantage en regard de la situation...): Là vous auriez peut-être un atout à jouer.
-...?
En fait, le plus facile serait le secteur privé (dont les deux domaines mentionnés plus haut). Y compris en regardant du côté des sociétés extérieures, qui auraient besoin de cadres sur place. Car dans le publique, à moins d'être fonctionnaire titulaire et muté... Et les postes (sous contrats) dans l'enseignement et la formation professionnelle (voir dans l'administration) se font de plus en plus rares (mais il faut aussi tenter...). Toujours entendre sous l'angle "expat"

A titre indépendant, vous pouvez peut-être "jouer" de vos compétences, soit rattaché à un bureau de conseil, soit en libéral. Mais ici tout se passe par réseaux (je pourrais vous les citer en privé). Et il ne faut surtout pas sous-estimer ce point! Surtout pas! Autant pour se développer que pour éviter certaines "adversités aussi redoutables que sournoises".
Il y a aussi le négoce: Import-export spécifique (mais attention: terrain miné, car cartellisé, et ils tiennent les banques), le commerce de détail (pourquoi pas une superette), la restauration (rares sont les vrais restaurateurs, d'où la classification dans "négoce"): Un nouvel "Ami Fritz"?

Mais pour se faire il faut avoir des fonds (solides), et être extrêmement prudent dans ses investissements. Cependant, c'est réalisable, quitte à revendre (une fois la capitalisation faites) pour passer à autre chose.
L'hôtellerie, n'en parlons pas (secteur très réservé). Mais il y a aussi la possibilité de gîtes. Cependant il faut être sur place, sonder les lieux, et peut-être utiliser un "homme de paille" pour les négociations, afin d'éviter une flambée soudaine des prix (voire un blocage de la vente). Ou alors racheter un gîte existant (peut-être le mieux: En 2009 et 2010, il s'en est vendu quelques uns).
Autre atout possible: Avoir une ou des compétences très spécifiques, qui répondent réellement à un besoin local, et qui soient exclusives (ou presque, afin d'éviter la concurrence, le plus souvent déloyale). Cela permet dans une certaine mesure de s'affranchir des questions de réseaux; du moins au début. Ce peut être l'informatique (les spécialistes systèmes manquent ici, la plupart étant des bidouilleurs!); y compris d'ailleurs comme salarié.
Plus sympa, mais pas forcément très rentable (quoique), avoir un bateau, et faire de la prestation touristique: Peu de place (les clubs de plongée sont déjà installés), mais des niches à exploiter (d'ailleurs, il y en a d'autres). Ce peut être par exemple des promenades à thèmes (l'écotourisme a une clientèle, y compris locale, ce qui est très appréciable!). Mais pas pour des transports réguliers "officielles" (certains s'y sont risqués, mais ont mal finis).
Il y aussi me semble-t-il des choses à faire en termes d'informations, y compris via Internet et les réseaux sociaux (sur fond de pub). Mais pour tout cela, il faut prévoir un délai de réalisation, et les finances pour soutenir l'effort. Par contre, un avantage indéniable: Internet permet de s'affranchir des distances, de pouvoir récupérer "ses billes" au besoin, et même (c'est le cas pour un ami Rédacteur en chef d'un mag: Il est dans l'hexagone, mais son associé est resté ici), continuer à "diriger l'orchestre" depuis n'importe où dans le monde (je suis moi-même sur un projet aux Etats-Unis, en parallèle de mes activités qui me maintiennent ici ). Par cotnre, en terme de qualité des réseaux Internet, c'est un peu la bérézina: Nombre de jeunes chefs d'entreprises guadeloupéens se sont pleins de ne même pouvoir installer leurs serveurs en… Guadeloupe (pas suffisamment de vitesse, de constance, et de débit, à moins d'être un "grand compte", statut réservé à certains de façon assez discriminante).
Et bien sûr, les artisans: Les vrais, pas les "polytechniciens des tropiques", qui savent tout faire, mais ne font rien de bien lol. Il y a tellement de "branq… au m2", sans parler des "frangins de Pinocchio" (je vais finir par déposer le terme lol), que cela en devient très vite insupportable. Avec une option: Surveillant de travaux (en fait surtout "garde-chiourmes"). Le seul problème: Se faire payer (mais c'est le cas pour tous les indépendants, et parfois les salariés de structures). Au point où nous avions eu l'idée avec un ami d'ouvrir une "banque forestière", afin d'émettre de façon rentable des chèques en bois (et vraiment fait en bois lol).
Après, en étant soudé, avec un goût prononcé pour l'aventure, tout en ayant assuré ses bases arrières (toujours mieux, surout si l'on une famille!), il y a certaineemnt quelque chose à rélaiser.
Cordialement, Yan
PS: Précision utile pour d'autres lecteurs (un vexatoire fragile peut amener à ne pas comprendre le propos, et à s'emporter, ne serait-ce que verbalement): Les difficultés que l'on rencontre ici peuvent se retrouver partout ailleurs; notamment dans d'autres îles (déjà du fait des difficultés de distances). Et il n'y a de ma part aucun jugement de valeurs (sinon je n'aurais pas autant oeuvré ici, dans l'intérêt général; et n'y serait plus depuis longtemps!).

PPS: Un fil intéressant (des gens qui repartent, après avoir vécu leur expérience):
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