J'ai bien noté vos observations. Cependant la question porte sur la situation des retraités ¹ó°ù²¹²Ôç²¹¾±²õ établis à l'étranger et percevant une retraite versée par la France.
Comme de nombreux autres retraités ¹ó°ù²¹²Ôç²¹¾±²õ je suis dans ce cas de figure. Or chaque mois il m'est prélevé des cotisations de sécurité sociale, ce qui serait normal si elles ouvraient droit à prestations hors du territoire national français. Il n'en est malheureusement rien. Nous payons donc pour un service inexistant, faute de convention entre la France et le pays de résidence tel que par exemple au Québec où nous avons passé dix ans et bénéficié d'une couverture maladie et santé.
D'autre part je constate avec une curiosité mêlée d'un zeste de suspicion naissante le caractère ostentatoire de la propagande lourdingue (désolé, mais il n'y a pas d'autres mots) faite en faveur de la CFE. Cette suspicion naissante se trouverait renforcée par des informations m'étant parvenues et faisant état du luxe seyant aux locaux de ladite CFE érigés à Melun (?). Pour rassurer les cotisants on pourra toujours objecter que le cossu affiché est une garantie de bonne santé (!) de la boutique en question.
Lorsque j'étais commerçant en Guyane française de 1991 à 2003, arguant de l'interdiction de monopole fixée par notre si enviée et démocratique Europe de Maastricht, j'avais adhéré - au grand dam de la Sécurité Sociale de toute évidence soucieuse de son exclusivité - à une assurance anglaise (PWASL), émanation du CDCAE créé par Christian POUCET. Bizarrement (et peut-être "démocratiquement" ?) Monsieur POUCET fut assassiné le 29 janvier 2001 dans son bureau et à ce jour les tueurs courent toujours. Bref, à l'époque PWASL remboursait dans des délais records et à hauteur de 120% l'intégralité de nos frais médicaux et disposait de 8 ans de trésorerie d'avance. Ceci pour dire que le secteur de la santé peut être source de pactoles s'avérant "intéressants". Accessoirement nous pourrions nous interroger sur le pourquoi du déficit de notre sécurité sociale, mais c'est un autre problème.
De notre système de retraites par répartition découle (ou devrait découler) de façon claire et non ambigüe la notion de répartition de tout ce qui a trait à la santé. Je constate que ce principe se trouve malmené d'une part par l'absence de prestations hors du territoire national et d'autre part par la propagande en faveur du CFE évoquée plus haut. En cette époque de mondialisation, de transferts en faveur du privé ou d'EPIC ou autres structures il n'est pas surprenant de voir se créer mutuelles et assurances privées. Dont acte, mais dans ce cas, pourquoi leur assurer une propagande pour le moins ostentatoire tout en continuant à prélever des cotisations au bénéfice de la sécurité sociale, cotisations ne donnant droit - je le rappelle - à rien hors du territoire français et en l'absence de convention avec le pays de résidence ?
J'ai écrit à Mme Hélène Conway-Mouret, sénatrice des ¹ó°ù²¹²Ôç²¹¾±²õ de l'étranger et n'ai reçu qu'un silence méprisant en guise de réponse. Bah, quand on sait qu'il est exigé des diplômes pour être technicienne de surface et absolument rien pour des responsabilités politiques on ne va tout de même pas s'étonner d'une carence en termes de correction, hein ? D'autant plus qu'une fois élu, on a la garantie d'une confortable retraite, de voyages et parties de pince-fesses aux frais de la princesse. Seul le député Coronado m'a répondu - ce dont je le remercie - et je demeure en contact avec lui.
Devant subir d'urgence une intervention chirurgicale, j'ai du me rendre à Paris en ce mois de décembre 2015. Ce qui m'a permis de mettre à jour ma carte Vitale inutilisée depuis QUINZE ANS. stupéfaction des Personnels soignants ! Le râleur que je suis aura pu constater la qualité des services de soins de l'hôpital Lariboisière, la gentillesse, l'efficacité et la disponibilité des Personnels. Chapeau !
Les questions des cotisations pour rien et de la double peine que constitue l'adhésion à la CFE demeurent posées.
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